Vulcano

Vulcano

Vulcano est située au nord de la Sicile, dans les îles Éoliennes. Sa superficie est de 21,2 km2, le volcan culmine à 499 mètres d'altitude.

Samedi 4 août - Nous allons directement nous garer dans un des parkings privés réservés aux traversées vers les îles éoliennes. Nous n'avons pas fait trois pas qu'une navette (prestation comprise dans le prix du parking) s'arrête à notre hauteur pour nous conduire au terminal. RDV est pris pour le retour le soir même.

Nous sommes en avance et nous nous baladons le long de la mer. La matinée est tranquille à Milazzo, tout le monde s'agglutine autour du terminal des ferries et des Aliscafi. La promenade sur la jetée est presque déserte.

Milazzo
Milazzo

Bien sûr, les quelques petites plages sont à l'image de la saleté ambiante qui règne dans de nombreuses villes siciliennes. On peut admettre que les touristes ne sont pas toujours respectueux des lieux, mais le problème de la Sicile, c'est ce manque d'éducation élémentaire concernant les déchets domestiques jetés n'importe où. Mais comment éduquer une population quand la gestion de ces déchets est elle-même catastrophique au niveau politique?

Milazzo
Milazzo

La traversée entre Milazzo et le nord de Vulcano dure une quarantaine de minutes. Nous débarquons à Porto Levante, déjeunons rapidement et partons en direction du volcan.

Porto Levante
Porto Levante

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Le Grand Cratère nous domine de ses 386 mètres. Il est très facile de le rejoindre à pied, puisqu'il est très près du port, en direction de Gelso, et son ascension n'est pas très compliquée. Il faut compter néanmoins une bonne heure de marche pour rejoindre le sommet (sans s'arrêter pour reprendre son souffle ou photographier le panorama grandiose tous les 50 mètres!!), pour environ 300 mètres de dénivellé. Le chemin est parfaitement tracé et facile. Avant d'attaquer l'ascension, il faut bien respecter les consignes, notamment sur les dangers des fumées toxiques au sommet du cratère.

La montée, relativement courte, est néanmoins assez raide. La vue sur les îles de Lipari, Salina et sur le Vulcanello est magnifique. Nous en prenons plein les yeux.

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Nous ne savons pas où sont passés tous les touristes débarqués des Aliscafi du jour, car nous croisons très peu de monde durant notre ascension. Dans la première partie, le sol est noir et cendreux. A environ 200 mètres, la matière et la couleur changent brusquement : le sol est alors constitué de dépôts de tuf orangés.

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Une famille française avec deux enfants petits qui effectue la descente, témoigne de la beauté des lieux et nous confirme qu'il n'y a personne sur le cratère. Nous nous faisons dépasser par des sportifs avant l'arrivée au sommet, puis ceux-ci partis, nous sommes effectivement complètement seuls sur le volcan. Nous sommes entourés de fumerolles, et l'odeur de souffre peut devenir entêtante à la longue. C'est une expérience assez incroyable. La dernière éruption de ce volcan en activité remonte à 1890.

Le cratère sommital fait 500 mètres de diamètre. Ce volcan est le seul encore actif des îles éoliennes, avec le Stromboli. Heureusement, nous n'avons pas l'idée de descendre dans le cratère (d'autres l'ont fait, il y a des traces) : des gaz inodores peuvent y stagner (dioxyde de carbone) et être dangereux. Les fumerolles sortent de toute part, brûlantes et toxiques si on s'en approche trop et trop lontemps.

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Nous finissons par redescendre, les émissions de gaz deviennent un peu dérangeantes. La descente est extrêmement facile. Le soleil est caché par de gros nuages orageux, le panorama est de plus en plus brumeux. 

Nous décidons de faire un tour sur l'île en scooter. Un peu au hasard, nous nous dirigeons vers Gelso, au sud de Vulcano.  

La route panoramique qui nous y conduit est déserte. Nous arrivons au bout du chemin, à Gelso. Il y a très peu de monde. Le temps vire à l'orage, peut-être est-ce pour cette raison qu'il n'y a pas un baigneur, et pas de promeneurs non plus. La plage est constituée de sable noir, et sans soleil, le paysage est un peu sinistre.

Nous n'y restons pas et retournons à Porto Levante pour rendre le scoot. Finalement, nous n'aurons pas de pluie, le temps s'éclaircit même un peu. Nous attendons le bateau pour rentrer à Milazzo : il aura pratiquement une heure de retard, ce qui nous fera profiter de la vie locale : pêcheurs, marins, promeneurs, touristes, beaucoup de monde se croise sur le port.

A Milazzo, la navette nous attend comme prévu vers le terminal et nous ramène sur le parking. Nous essayons désespérement de trouver une place en centre ville pour dîner, mais à force de tourner en rond pour rien, nous préférons retourner du côté de l'Agriturismo. Milazzo grouille de véhicules et de monde. A  23 heures nous dénichons enfin un restaurant en face d'une longue plage tranquille, loin du bruit et de la cohue.

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