D'Acireale à Palerme

Sur la route de Cefalù

4 août 2018. La traversée de la Sicile entre Capomulini et Cefalù donne une idée de l'intérieur de l'île : sauvage et peu peuplée, avec de rares troupeaux. Le paysage brûlé par le soleil est somptueux, avec ses sommets jaunis, ses vallées, et ses villes et villages haut perchés.

Il y a peu de monde sur la route, nous roulons au milieu des champs déserts, dans une luminosité incroyable. Le décor se découpe sur un ciel bleu azur magnifique.

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Nous arrivons à Cefalù, où l'on sent bien que la concentration touristique est plus importante que lors de nos haltes précédentes. Cefalù est située au pied d'une falaise, c'est un petit port de pêche sur la mer Tyrrhénienne, réputé pour sa longue plage de sable fin doré. Avant de découvrir le centro storico nous nous installons dans notre location. Le lieu s'appelle Villa Magarà, notre appartement est très petit et pas trop bien isolé, mais franchement on n'y était que pour dormir et les voisins étaient extrêmement tranquilles.

Pour en savoir plus : https://www.villamagara.com/fr-fr

Avant de descendre en ville, nous prenons le frais dans la piscine qui surplombe la mer. La propriété est vaste, arborée, avec une vue incroyable sur Céfalù.

Villa Magarà
Villa Magarà

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Cefalù est un village touristique, vivant, plein de charme. La vie nocturne est dynamique, c'est un plaisir de s'y promener.

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5 août 2018. Nous prenons la direction de Castelbuono, dans le parc régional naturel des Madonies (massif montagneux), loin des circuits touristiques habituels. Castelbuono est surtout connu pour le Château de Ventimiglia, qui fut construit en 1316 par le comte Francesco Ventimiglia. Le bâtiment actuel résulte de beaucoup de remaniements. Comme partout en Sicile, son volume principal, cubique, rappelle le style arabe, les tours d'angle carrées le style normand, et la tour ronde la mode souabe militaire. Le village est petit, perché sur une colline, il est difficile d'y trouver une place pour se garer, sauf à monter tout en haut, ce qui permet ensuite de découvir en se promenant les ruelles étroites qui vous emmènent dans le centre puis au chateau.

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Nous trouvons ensuite avec difficulté les gorges de Tibério. Google nous fait passer par des chemins non carrossés, mais la FIAT 500 n'étant pas un 4X4, nous renonçons aux raccourcis du GPS, et en plus, nous n'avons plus beaucoup d'essence. Retour à Cefalù, où nous faisons le plein, puis nous repartons pour les gole de Tiberio, perdues dans la nature du côté de San Mauro Castelverde. L'accès n'est pas facile, le chemin est chaotique jusqu'au parking. A l'heure où nous sommes arrivés, vers 16H30, il était désert. Un jeune homme nous a accueillis, nous proposant de descendre 400 mètres à pied ou de prendre un minibus moyennant une petite somme. Nous avons choisi la deuxième option, les 400 mètres, il faut les remonter!

Les falaises calcaires font 20 mètres de hauteur et le canyon  qui serpente à travers la végétation est long d'environ 300 mètres. Il est navigable par des canots à rames (l'utilisation des moteurs est interdite). Nous avons donc choisi de le parcourir en bateau, mais la balade tourne court assez vite, car la rivière est asséchée. Bien sûr, on a "omis" de nous le préciser quand nous avons pris les billets. Le jeune guide argentin qui nous accompagne est très sympa, et nous donne des indications sur la faune et la flore. Puis nous marchons dans le lit de la rivière à sec, jusqu'à un petit point d'eau où vivent des libéllules rouges et des grenouilles. Nous n'avons pas le temps de traîner car le minibus doit nous ramener au parking pour 17H30. Nous sommes les tout derniers visiteurs de la journée.

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