Ragusa

Ragusa

Ragusa, au sud est de la Sicile, est une merveille divisée en deux parties : la ville haute, Ragusa Nuova et la ville basse, plus ancienne, Ragusa Ibla.

Dimanche 29 juillet - Nous quittons  Trapani pour rejoindre Ragusa. Nous longeons parfois la côte, traversons des villages déserts, faisons une halte à Porto Empedocle pour manger (découverte de la Parmigiana alla melanzana, un délice!), dépassons Agrigento, Gela (une horreur jonchée de détritus) pour finalement arriver à destination en fin d'après-midi. Nous traversons d'abord la ville neuve, puis le GPS nous conduit Corso Mazzini, où nous avons loué un appartement juste en haut des escaliers qui mènent à Ragusa Ibla.

Le bâtiment s'appelle Le scale sul Barocco (https://www.lescalesulbarocco.it/), l'appartement se situe au deuxième étage, avec terrasse panoramique, cuisine, salle de bain et - heureusement - air conditionné. La location est parfaite, le propriétaire, Salvatore, accueillant et chaleureux, c'est lui qui nous amènera tous les matins le petit-déjeuner à domicile.

Nous nous installons puis partons à la recherche d'un restaurant dans la vieille ville. Il n'y a pas grand-chose d'ouvert et nous découvrons La Terrazza del Orologio, un peu à l'écart, qui vaut surtout pour sa terrasse avec vue sublime sur Ragusa Nuova. Le service est très long, la nourriture quelconque, les prix élevés, mais le panorama inattendu est splendide.

Ragusa compte un peu plus de 70 700 habitants. Ragusa Ibla est le nom de la ville ancienne. En 1693, elle a été détruite en grande partie par un tremblement de terre. Deux clans se sont alors affrontés lors de sa reconstruction : les bourgeois qui voulaient rebâtir ailleurs, et les nobles, qui voulaient reconstruire sur le site même du séisme. Au final, une nouvelle ville a vu le jour au-dessus de Ragusa Ibla.

Lundi 30 juillet - Nous partons à la découverte des deux villes (réunies en une seule commune depuis 1926). Nous commençons par Ragusa Nuova, avec ses larges rues rectilignes et ses édifices baroques. Nous nous arrêtons en cours de route pour acheter de quoi pique-niquer dans un petit magasin près de l'appartement et nous découvrons Salvatore en épicier. 

Nous remontons la via Roma puis le corso Italia et nous découvrons des palais majestueux, plus ou moins restaurés, comme le Palazzo Bertini (18e siècle) avec ses masques grotesques, le Palazzo Zacco, et un peu plus haut, le Pallazzo delle Poste sur la place Matteotti. 

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Nous arrivons à la cathédrale de S. Giovanni Battista (1706-1778) avec sa monumentale façade baroque ornée de trois portails richement décorés, et ses deux cadrans solaires de 1751. A l'intérieur, la nef est ornée de voûtes dorées en stuc rococo, et des niches entourées de statues ornent le chœur et les murs du transept. La coupole décorée de fresques et l'orgue attirent systématiquement le regard.

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Nous nous promenons dans la ville haute puis nous descendons à Ragusa Ibla par l'escalier de l'Alita Commendatore qui relie Ragusa Nuova et Ragusa IblaLe corso Mazzini conduit également à la ville basse, l'une des plus belles cités de la Sicile. Le plan de la ville est médiéval, avec des ruelles étroites, des escaliers, des passages secrets, des façades et des balcons richement ornés, ainsi que des églises baroques. 

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Nous montons en nous baladant sur le sommet d'Ibla (la ville est perchée sur une falaise de 550 mètres) et nous arrivons sur la Piazza del duomo, située devant la cathédrale San Giorgio. La place, magnifique, est entourée de restaurants et de cafés, c'est le lieu idéal pour faire une pause.

Mais auparavant, nous allons pique-niquer dans le Giardino Ibléo (Jardin Hybléen). Situé au sud de la ville, le jardin possède une grande allée bordée de palmiers, avec de petits espaces aménagés avec des bancs en pierre. Le balcon du jardin domine toute la vallée de San Leonardo. A l'intérieur du parc se trouvent deux églises : celle des Cappuccini Vecchi (Vieux Capucins) et celle de San Giacomo (XVIe s.) dont l'intérieur compte pas moins de 11 autels.

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A la sortie du jardin on découvre plusieurs églises : la chiesa San Francisco avec son clocher à bulbe d'oignon, tapissé de vraie faïence de Caltagirone et la chiesa Santa Maria di Valnerde, église médiévale du XVIIIe siècle. L'ancien monastère des carmélites est aujourd'hui une crèche.

Le jardin est animé, ainsi que certaines églises : nous sommes en plein Danzart Festival, et des jeunes répètent des chorégraphies classiques ou contemporaines sous la houlette de professeures intransigeantes. Nous remontons sur la Piazza del Duomo pour une pause "gelateria" avant d'aller visiter la basilique San Giorgio, qui n'ouvre qu'à 16H00.

Duomo San Giorgio
Duomo San Giorgio

Comme dans tous les lieux religieux d'Italie, il faut se couvrir les épaules pour prétendre y rentrer. Des tissus sont mis à disposition des visiteurs (ou plutôt des visiteuses). Il duomo San Giorgio est le principal édifice religieux de Ragusa. Une plaque sur le côté droit de l'escalier infome les visiteurs que la première pierre de la cathédrale a été posée le 28 juin 1739 , une inscription de l'autre côté précise pourtant que les travaux pourraient n'avoir commencé qu'en 1744. Les travaux de la façade se sont terminés le 5 octobre 1775, avec l'ascension de la cloche. Le dôme a été conçu et construit en 1820 par le maître d'œuvre Cultraro Carmelo, sur le modèle du Panthéon à Paris, mais des études récentes attribuent la paternité de l'ouvrage à l'architecte Stefano Ittar.

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Nous regagnons Ragusa Nuova en visitant chaque petit recoin, chaque petite ruelle. Nous rencontrons au hasard de notre promenade des chats qui font la sieste ou des chats craintifs qui s'enfuient quand on s'approche trop près.

La soirée se termine dans la ville haute, près de la Cathédrale San Giovanni Battista, où se concentrent les bars et les restaurants.

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