Pise et Rome

Pise et Rome

Direction Pompéi : premier voyage en  4 étapes.

Août 2005. Ma première vraie rencontre avec l'Italie. Mes souvenirs sont ceux d'un pays enchanteur. J'ai perdu les détails mais je me souviens de notre parcours.

1. Première halte à Pise, en Toscane.

Le camping est à l'extérieur de la ville et de là, nous pouvons apercevoir la tour penchée. Le temps de nous installer, et nous voilà partis à la découverte des trésors de Pise. Une fois en centre-ville, la tour n'est plus en vue, et nous ne savons pas où nous diriger. A un feu, un conducteur perçoit notre trouble et nous demande "La torre? La torre?" tout en mimant le monument penché. Il nous invite à le suivre et nous mène à proximité de la place des Miracles, puis disparaît en nous faisant un grand signe par la fenêtre ouverte de sa voiture.

Pise est célèbre pour sa tour, déjà penchée à son achèvement en 1372. Construite en marbre blanc, haute de 56 mètres, elle est le campanile de la cathédrale romane en marbre clair et sombre qui s'élève à ses côtés sur la Piazza dei Miracoli. Cette place des miracles comprend également le plus grand baptistère d'Italie, édifice circulaire de 110 m de circonférence et coiffé d'un dôme de 55 m de haut. Il fut construit entre le XIIe et le XIVe siècle : les deux premiers niveaux sont de style roman, les arcades sont gothiques. L'intérieur est réputé pour son acoustique et pour la chaire décorée par Nicola Pisano en 1260.  

La Piazza dei Miracoli, malgré le nombre de touristes, est un havre de paix. Ce lieu est véritablement majestueux. C'est une vaste esplanade, recouverte de pelouses et bordée sur un flanc par les murs médiévaux, qui forme le cœur religieux et monumental de la ville. Elle a été classée au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1987. La soirée d'été est douce et nous passons un long moment à nous imprégner de cette ambiance particulière. Puis nous rentrons au camping et y retournons le lendemain avant de reprendre la route pour Rome. Faute de temps, nous n'avons pas visité la ville, ni longé l'Arno. Mais c'est une première étape vraiment géniale dans notre voyage vers Pompéi. J'aimerais y retourner et y rester plus longtemps.

"Quand la tour de Pise penche vers la droite, c'est qu'il va pleuvoir. Quand elle penche vers la gauche, c'est que vous arrivez par l'autre bout de la rue." François Cavanna. 

2. Deuxième halte : Rome, dans le Latium.

Enfin Rome! Depuis le temps que j'en rêvais. Selon la légende, Rome aurait été fondée le 21 avril 753 avant JC par Romulus, qui aurait tué son frère jumeau Remus lors de la création de la ville. Rome c'est toute l'histoire de l'Italie concentrée dans 1285 km², ce qui fait d'elle la commune la plus peuplée du pays (2 877 215 habitants en 2016).

Nous nous arrêtons dans un camping en bord de mer, à Ladispoli, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale. Installation dans un terrain de camping peuplé de familles romaines en caravanes, et départ immédiat pour Rome. Nous trouvons par hasard un parking juste derrière la cité du Vatican. Rome présente cette particularité de contenir un état enclavé dans son territoire : il Stato della Città del Vaticano, dont le souverain est le pape. Cette enclave comprend notamment la place St Pierre, la basilique St Pierre, le Palais Apostolique, les musées du Vatican, et des jardins.

Attention, à savoir! Nous n'avons pas pu entrer dans la basilique car nous n'étions pas assez vêtus : les jambes et les bras nus sont proscrits (pas de shorts ni de t-shirts sans manche). Il faut donc se couvrir et si par 30° vous n'avez rien sous la main, le Vatican qui a l'esprit pratique (et un rien mercantile) vend de quoi vous aider à vous couvrir.

Le lendemain, nous partons pour la journée visiter la ville. Il n'est pas question de rentrer dans le centre en voiture, les parkings en bordure d'agglomération sont bien pratiques. Nous en dénichons un gratuit (par pur hasard), avec pour inconvénient qu'il ferme à 20H00. Nous prenons ensuite le métro, le plus petit d'Europe avec seulement deux lignes. La ligne B (bleue) nous conduit à la station Colosseo, située à côté du Colisée et du forum romain

Autour du Colisée, situé dans le centre ville, les gladiateurs et les légionnaires se mêlent à la foule venue visiter le plus grand amphithéâtre jamais construit dans l'empire romain. Nous croisons Jules César, plus vif que jamais, et quelques personnages semblant sortis tout droit d'une BD d'Asterix. 

Nous visitons évidemment le Colisée, impressionnant vestige de l'Antiquité, de plus en plus dégradé par la pollution et les pluies acides, plus encore que par le poids des siècles. En 2005, le monument était encore cerné par la circulation. A l'intérieur, nous imaginons sans peine la foule massée sur les gradins, en train de se divertir devant des combats de gladiateurs ou des exécutions de condamnés. 

Nous continuons notre périple au hasard. Nous longeons le Tibre jusqu'au Ponte Sant Angelo. Sur ses parapets, dix statues font face au château du même nom. Puis nous nous rendons à la fontaine de Trevi (fontana di Trevi), un des trésors de la ville. Sa construction a duré 23 ans. La légende raconte que Trevi est le nom de la jeune fille qui a indiqué aux romains l'emplacement de la source alimentant la fontaine au premier siècle avant J.C. Aujourd'hui encore, on continue d'amener l'eau de cette source située à vingt kilomètres au sud de la ville. 

Au centre, Neptune est représenté sur un char tiré par deux chevaux marins guidés par des tritons. Il est entouré de statues symbolisant les quatre saisons mais aussi l'abondance et la santé.

Très prisé par les touristes, et donc hyper fréquenté, ce lieu est malgré tout un de mes endroits préférés à Rome.

En se promenant, il faut lever les yeux car l'art est partout (dans les arrières cours, sur les façades des maisons, au détour d'une rue...). Nous passons par le Quirinal et nous terminons notre journée par la Piazza del Popolo. Traduit littéralement par "place du peuple", il semblerait que le nom fasse plutôt référence à un peuplier qui aurait poussé sur le mausolée de Néron. Cet ensemble comprend des fontaines, des églises et un obélisque pour orner son centre. Nous croisons des boudhistes qui chantent et psalmodient Hare Krishna au milieu des touristes, insensibles aux regards des curieux qui les dévisagent. 

Deux jours à peine à Rome est largement insuffisant. Il faudra revenir.

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