La Sicile africaine

Trapani & sa région

La Sicile africaine

25 juillet 2017. Départ de Lyon St Exupéry à 7H45 sous la pluie, arrivée à Palerme 1H15 plus tard, sous le soleil et dans la chaleur. L'aéroport de Punta Raisi, rebaptisé Falcone-Borsellino en mémoire des deux juges anti-mafia Giovanni Falcone et Paolo Borsellino assassinés en 1992, est posé entre la mer et la montagne. Alors que l'avion commence à descendre pour atterrir, et que l'on découvre la côte qui se découpe sur le bleu de la mer, le décor est déjà planté : l'île semble d'une beauté éclatante vue du ciel.

Le temps de récupérer la voiture louée pour les deux semaines - une Fiat 500, what else?!! - et nous voici partis pour Trapani où nous avons loué une chambre d'hôte chez Massimo et Angela :

Venti Di Trapani B&B Via Dei Glicini 21, 91100 Trapani, Italie

Le B&B est installé au troisième étage d'un immeuble sans ascenseur. Il dispose toutefois d'un astucieux petit monte-charge pour les bagages. L'accueil de Massimo et Angela, leur gentillesse, les confitures d'Angela, leur disponibilité, leur discrétion, la facilité pour se garer au pied de l'immeuble en font un endroit à recommander.

Trapani est une ville de plus de 70 000 habitants, située à l'extrême ouest de la Sicile. Elle fait partie de la Sicile africaine, qui va du sud de Palerme au sud d'Agrigento. La côte est tournée vers l'Afrique, Trapani en est d'ailleurs la ville la plus proche. Son centre historique abrite de splendides monuments de différentes époques, et le bord de mer permet des balades sympas dans une ambiance extrêmement vivante.

Nous attaquons tout de suite la visite d'Erice, village médiéval perché sur un piton rocheux à 750 mètres d'altitude. Nous prenons le téléphérique (funivia) au départ de Trapani, ce qui nous permet d'avoir une vue somptueuse sur la ville et la mer. Malheureusement pour nous, Erice est dans les nuages et le panorama là-haut est brumeux. Mais le village lui-même est une merveille, extrêmement bien conservé, avec ses ruelles étroites, ses escaliers, ses points de vue exceptionnels sur la côte.

26 juillet 2017. Nous partons pour les îles Egades : Levanzo et Favignana. La troisième île de cette zone marine protégée est Marettimo. La traversée Trapani - Levanzo dure environ 50 minutes, avec une halte à Favignana, par les aliscafi (bateaux rapides). La mer est un peu agitée, le temps orageux, le soleil disparait parfois derrière les nuages, mais la température reste estivale. Nous débarquons dans le petit port de Levanzo, à proximité des barques de pêcheurs. Le petit bourg compte 270 habitants, les maisons blanches aux volets bleus font face à une mer limpide. Ici, pas de voitures, pas de hordes de touristes, mais un unique d'hôtel qui fait aussi restaurant, un bar, et une petite épicerie. Nous nous promenons dans le village et sur le port, puis nous empruntons le chemin côtier qui mène à la calla Minolla, jusqu'où nous n'irons pas par manque de temps car nous avons prévu de reprendre le bateau en début d'après-midi pour rejoindre Favignana. Nous pique-niquons en bord de mer.

L'ambiance est bien différente à Favignana. Le port, où mouillent des yachts et des bateaux de pêche, grouille de monde, les piazzettas sont prises d'assaut, et on trouve des locations de vélos à tous les coins de rue. Avant tout, une visite dans une gelateria s'impose. Puis nous allons louer deux vélos, dont un électrique pour moi (une découverte d'enfer!) pour faire le tour de l'ïle. Nous faisons plusieurs haltes dans des décors paradisiaques avec une Méditerrannée bleue turquoise. Des carrières abandonnées servent de "plages", la mer vient sans cesse creuser des excavations dans les falaises. La balade en vélo est un vrai plaisir. Nous finissons par trouver un bout de plage pas trop envahi, plutôt rocailleux. L'eau est transparente, le vent forme des vagues parfois impressionantes qui vont s'écraser contre les rochers. Nous rentrons à Trapani par le tout dernier bateau de 21H00.

27 juillet 2017. Cette fois, direction la réserve naturelle du Zingaro (Riserva naturale dello Zingaro), cogérée par le WWF Italie. Paysages naturels splendides, criques sauvages, c'est un nouveau paradis. Nous prenons le chemin du bord de mer, tout en hauteur, avec le naïf espoir de pouvoir descendre nous baigner dans une de ces criques paradisiaques, mais il nous faut vite admettre que ce sera impossible : à 11 heures du matin, les minuscules criques sont bondées, et nous n'avons pas spécialement envie de nous installer sur les serviettes des autres baigneurs. Nous ne faisons pas le chemin en entier, car il faut compter 5 heures de marche pour un aller-retour. 

Nous décidons plutôt d'aller trouver une plage en remontant du côté de San Capo lo Vito. Angela nous a parlé de la Spiaggia Santa Margherita le matin même, nous la trouvons un peu par hasard. Le parking est gratuit, et pratiquement désert. La plage se trouve à 500m à pied un peu plus bas. Il n'y a pas beaucoup de monde, et pour cause : la plage est très roccailleuse, il faut vraiment s'approcher pour découvrir de petites criques de sable entre deux rochers. Néanmoins, le décor est somptueux, et nous finissons par trouver un endroit sympa. 

L'image de la Sicile africaine prend tout son sens ici : le paysage est grillé par le soleil avec une végétation qui rappelle la savane.

Nous rentrons finir la journée dans le centro storico de Trapani, où nous fêtons mon anniversaire avec un frizzante du tonnerre!

Précédent : Sicile - Suivant : De Trapani à Agrigento